Pelegrinus

Programme

Petit effectif

Voix : soprano, basses à l’archet (viole de gambe et violoncelle baroque), orgue positif, percussions, Direction Rolandas Muleika.

Concert mettant à l’honneur la voix soprano, accompagnée à la basse continue. Les oeuvres sont choisies en fonction des souhaits stylistiques de l’organisateur et de l’acoustique particulière au lieu.

    Tonus Peregrinus. «ln exit Israel»

    Codex Calixtinus XII° s. « Dum Pater familias » – hymne de Saint Jacques « Cunctipotens / Kyrie Trope»

    Pérotin le Grand XII° s. « Beata viscera » – conduit

    Manuscrit de Montpellier XIII° s. « Ave maris stella/ Alleluia » – motet pluritextuel « Alleluia/Endurez » – motetus duplum

    Manuscrit Codex Las Huelgas Xlll°s. « Salve parens/Salve salus/Salve porta» « Ex illustri » – motets pluritextuels

    Manuscrit de Bamberg XIII° s. « Ut celestis/Cum sit natus/Héec dies » – motet pluritextue Manuscrit d’Apt x1v· s. « Gloria-Sanctus-Agnus Dei »

    Manuscrit de Worcester. « 0 Maria virgo pia » – conduit à 2 voix

    José de Torres y Martinez Bravo « Salve Regina»

    Claudio Monteverdi (1567-1643) « Laudate Dominum » « Si Dolce el tormento » « Lamento della Ninfa »

    Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) « Sola Vivebat »

    Michel-Richard de Lalande (1657-1726) « Anima nostra »

Un patrimoine classé à l’UNESCO

Le classement Unesco en 1998 des « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » atteste de leur valeur universelle et se matérialise par les nombreux édifices qui jalonnent les chemins. L’Ensemble Antiphona aime adapter sa programmation aux lieux qui accueillent la musique. Chaque édifice a son acoustique propre, son identité sonore qu’il convient de valoriser en adaptant chaque programme. Nous prenons la liberté de pouvoir remplacer telle pièce par telle autre par exemple … Chaque concert est en ce sens une création en symbiose avec le lieu dans lequel il résonne.

De même, dans la mesure du possible, nous aimons tester la sonorité des différents espaces que propose le lieu en question. Notre concert devient un spectacle sonore, les voix s’élèvent tantôt d’une chapelle, tantôt d’une autre, de la tribune de l’orgue, etc.. Nous valorisons ainsi les formes architecturales et les œuvres d’art par une mise en espace, par des mouvements ou encore des déambulations.

La musique, patrimoine immatériel

Les chemins de Saint-Jacques correspondent parfaitement aux critères définis par la « Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel » en 2003. Quel meilleur moyen alors que la musique pour exprimer cet imaginaire ineffable ? La musique faisait partie de cet univers merveilleux, voir mystique du voyageur. La musique ponctue le chemin à travers diverses célébrations religieuses, les hymnes et les chants psalmodiés structurent le pas du marcheur. Et pourtant nous n’avons pas beaucoup de musique dédiée à cette circonstance. Le seul livre qui contient des œuvres musicales notées est le livre officiel de Saint-Jacques de Compostelle « Liber Santi Jacobi » ou « Codex Calixtinus ». Ce manuscrit, copié vers 1139, est l’un des souvenirs les plus prestigieux de la renaissance artistique et musicale au XII° siècle, nous lui accordons évidemment une large place dans notre concert.

Mais la musique est également le témoin privilégié des joies des pèlerins, de leurs espoirs, de la quête de soi qui animent leur marche. Ils s’expriment dans un répertoire musical varié qui était à la fois témoin des richesses du passé, et des embellissements modernes.

L’idée de ce programme est de recréer ces ambiances si particulières à chaque étape du chemin à travers les différentes époques de l’histoire de la musique. Imaginer l’univers intime du pèlerin après des mois d’aventure et parfois de tourments, et le bonheur d’être parvenu au tombeau de l’apôtre :

« Contempler les chœurs de pèlerins en perpétuel état de veille, au pied du vénérable autel de Saint-Jacques, procure joie et émerveillement (…) Les uns jouent de la cithare, d’autres de la lyre, du tympanon, de la flûte (…) de la harpe, de la vielle, de la rote britannique ou gauloise, d’autres encore ont des cithares ou chantent en s’accompagnant de divers instruments. » Liber sancti Jacobi (XII° siècle)

Les chemins de l’exil

Programme

Diapason : 415 Hz

La Guerre

    « Amor Vittorioso »Madrigal de Giovanni Giacomo Gastoldi (1556-1622) 

    « L’homme armé »  Une des plus célèbre chanson au XVe siècle 

    « Kyrie »  – extrait de la « Missa L’Homme armé » de Johannes Ockeghem

    « Dies iræ »Séquence

    « La Guerra »chanson de Mateo Flecha (1481-1553)

    « Se vittorie si belle »8e livre de madrigaux de Claudio Monteverdi (1567-1643)

La mort

    « Marche »marche funèbre  Henry Purcell 

    « Lagrime mie »Lamento de l’Eraclito amoroso op.2, n.14 de Barbara Strozzi (1619-1677) 

    « Requiem eternam » Introït Missa pro defunctis de Louis Chein (1637-1694)

L’Exil

    « In exitu Israel »Tonus peregrinus en organum

    « Super flumina Babylonis »motet de Joseph Valette de Montigny (1665-1738) 

    « Los tristes refugiados/Parce mihi »une création originale de l’ensemble Antiphona 

La paix

    « Terra tremuit »offertoire de la messe de Pâques 

     « Magnificat »motet (inédit) à 4 voix et basse continue Bernard-Aymable Dupuy (1707-1789) 

« Les chemins de l’exil » 

7 ARTISTES : 2 SOPRANO, 1 CONTRE-TENOR, 1 TENOR, VIOLONCELLE, ORGUE POSITIF ET ROLANDAS MULEIKA.

À l’occasion de la célébration du 80ème anniversaire de la Retirada, l’Ensemble Antiphona est heureux de vous  proposer une création originale de la musique ancienne « Les chemins de l’exil ».

Le programme retrace à travers les différentes époques les conflits des hommes qui ont causés des souffrances, des morts et les déplacements des populations. Mais c’est aussi un espoir du pardon et de la paix que l’homme est capable d’offrir au monde.

La musique est souvent choisie comme le moyen de témoigner ces grands événements de l’histoire de l’humanité.

Les œuvres de : Ockeghem, Morales, Gastoldi, Flecha, Monteverdi, Strozzi, Chein, Valette de Montigny, Dupuy,

Miserere Mei Deus

Programme

SOLISTES ET ENSEMBLE VOCAL (13), ENSEMBLE INSTRUMENTAL (1), DIRECTION ROLANDAS MULEIKA

     « Miserere » – chant grégorien

     « Miserere » – KV 85 Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

     « Miserere » – James MacMillan

     « Crucifixus à 8 » – Antonio Lotti (1667-1740)

     « Hear my prayer » – Henry Purcell (1659-1695)

     « Miserere mei Deus » – Michel-Richard De Lalande (1657-1726

     « Nisi Dominus à 6 » – Claudio Monteverdi (1567-1643) – Antiphona + Ad’O

     « Deus in adjutorium » – Benjamin Britten – Tutti

     « Miserere » – Gregorio Allegri (1582-1652) – Tutti

     « Da Pacem Domine » – Arvo Purt– Tutti

Atelier d’Oratorio

     Lucie Rueda, Sylvie Chat, Laura Abello, Cécile Capomaccio – Sopranos

     Clare-Lise Bouton, Zdenka Calary – Altos

     David NG, Geoffrey Allix – Ténors

     Benjamin Gout-Muñoz, Bruno Arliguie –  Basses

Ensemble Antiphona

     Coline Bouton – Soprano

     Eva Tamisier – Soprano

     Charles d’Hubert – Contre-ténor

     Clément Lanfranchi – Ténor

     Timothé Bougon- Baryton

     François Bourlon –  Basse

     Saori Sato – Orgue

     Susan Edward – Violoncelle

MISERERE MEI DEUS

Le célèbre « Miserere d’Allegri » chanté à la chapelle Sixtine le Vendredi Saint en 1639 marquera à jamais l’histoire de la musique. Il ne cesse depuis de fasciner tous ceux qui l’entendent, de Mozart, à James MacMillan en passant par Mendelssohn. L’œuvre composée dans le stile antiquosoit a cappella, les instruments étant interdits à Rome au XVIIe siècle durant tous les Offices des Ténèbres, annonce déjà par certains aspects une transition vers le stile nuovo, c’est-à-dire concertant. C’est ce style que Monteverdi et ses contemporains emploieront et propageront avec beaucoup de succès à partir du 17ème siècle.